Giochi dell'Oca e di percorso
(by Luigi Ciompi & Adrian Seville)
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Nouveau Jeu de l'Oie du Sifflet 
Revue des Actualités par V. Morland 
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primo autore: Morland V. 
secondo autore: Morland V. 
anno: 1874 
luogo: Francia-Parigi 
periodo: XIX secolo (3°/4) 
percorso: Percorso di 63 caselle numerate 
materiale: carta (paper) (papier) 
dimensioni: 470X650 
stampa: Stampa su legno (bois gravé) (woodcut) 
luogo acquisto: Germania 
data acquisto: 10-06-2021
dimensioni confezione: inserto di giornale 
numero caselle: 63 
categoria: Vita umana, attualità, lavoro e tempo libero 
tipo di gioco: Gioco oca variante  
editore: Non indicato 
stampatore: Non indicato 
proprietario: Collezione L. Ciompi 
autore delle foto: L. Ciompi 
numero di catalogo: 2772 
descrizione: Gioco di 63 caselle numerate, spirale, antiorario, centripeto.
REGOLE: a sinistra sul tavoliere.
CASELLE: alcune con didascalia.

REFERENZA 1
(D'Allemagne, pag. 215): "Nouveau Jeu de l'Oie du Sifflet", Revue des Actualités par V. Morland. Publié par Le Sifflet. Bois gravé et colorié. (9 aout 1874), 36x53. Au centre le parc de Versailles et les Grandes Eaux.

REFERENZA 2
Le Sifflet est un hebdomadaire satirique illustré français publié entre 1872 et 1878. Fondé en janvier 1872, Le Sifflet a pour directeur Arthur Lévy, pour rédacteur en chef Michel Colbeaux, dit Anézo, et pour gérant Anatole Le Guillois, remplacé entre le second et le 17e numéro par S. Heymann. À l'instar de L'Éclipse et du Grelot, chaque première page présente un dessin humoristique ou une caricature en couleur. Ces gravures sont souvent anti-bonapartistes ou anti-royalistes, la jeune Troisième République étant alors menacée par les velléités de restauration monarchique exprimées par les partisans des régimes politiques précédents. Les prétendants monarchistes seront notamment tournés en dérision par Le Guillois, qui revendiquera pour lui-même la succession des rois mérovingiens à la une des numéros du 19 octobre 1873 au 2 novembre 1873. Dès son lancement, le Sifflet a maille à partir avec la censure. Le dessin du premier numéro ayant été refusé, Henri Demare doit improviser au dernier moment une nouvelle composition, représentant une allégorie du nouveau journal sous la forme d'un bouffon armé d'une plume et assis sur un piédestal dominant un roi carotte en pleurs. Le numéro du 24 mars 1872, pour lequel A. Humbert a imaginé une parodie anti-bonapartiste d'affiches publicitaires, provoque une petite manifestation entre la place de la Bourse et le boulevard Montmartre, des bonapartistes ayant tenté de déchirer tous les exemplaires d'un kiosque. À la mi-avril 1872, un autre numéro du journal est saisi dans les kiosques et les librairies. Le numéro du 20 juillet 1873 affiche le faire-part de décès du dessin censuré, qui était intitulé Le Shah à l'Opéra. Un procédé semblable est employé le 17 août suivant. Le 10 mai 1874, la première page du Sifflet est occupée par un cadre vide, la censure ayant interdit une caricature de Meyer parodiant le portrait du prince impérial exposé au Salon par Jules Lefebvre. Le dessin du 12 juillet 1874 est également censuré. En juin 1875, un dessin représentant le "grand combat entre le XIXe siècle et l’Univers" est refusé car le second journal y était symbolisé par une écumoire, allusion blessante au visage grêlé de Louis Veuillot. Au mois de juillet suivant, une nouvelle charge anti-bonapartiste est interdite. Des changements radicaux ont lieu au mois d'avril 1877. Doté d'un nouveau rédacteur en chef, Jules Cathy, le Sifflet, désormais sous-intitulé "journal humoristique de la famille", abandonne les caricatures au profit de portraits de personnalités et de reproductions de tableaux de maîtres. Après 290 numéros, Le Sifflet cesse de paraître régulièrement en août 1877. Son dernier numéro est daté du 15 septembre 1878.

(Wikipedia 21/06/2021)

REFERENZA 3
Le temps des journaux
À partir de la fin des années 1860 et surtout après la chute du Second Empire, la presse invente de nouvelles manières de communiquer avec son lectorat et de travailler l’opinion publique. Offrir un jeu de l’oie à ses lecteurs devient alors une pratique courante, qui se perpétue jusqu’après la Seconde guerre mondiale. Cette appropriation permet la production de dessins originaux, bien différents des planches d’Épinal diffusées jusqu’alors.
Les premiers témoignages remontent tous à l’année 1867: c’est à l’occasion de l’exposition universelle tenue à Paris que "Paris-Magazine" et "La Vie parisienne" offrent à leurs lecteurs un jeu de l’oie consacré à l’événement (Arch. N°2592.). C’est aussi cette année-là que le "Journal des enfants" insère dans ses pages un "Jeu du grand Buffon" directement inspiré des jeux éducatifs du début du XIXe siècle.
Dès la chute du Second Empire, la presse satirique s’empare du jeu de l’oie, où elle met en scène le monde politique de son époque. Les caricaturistes les plus célèbres se prêtent au jeu, comme Georges Lafosse (1843-1880), connu pour ses "trombines", portraits aux têtes disproportionnées. Le "Charivari" (1872, Arch. N°848.), "Le Sifflet" (1874, Arch. N°2772) ou la feuille monarchiste "Le Triboulet" (1881, Arch. N°2688) montrent la voie, bientôt suivie par la grande presse quotidienne qui donne au procédé une audience bien plus grande. Les jeux inspirés des grandes affaires de l’époque font l’objet de suppléments offerts aux lecteurs, accompagnés de légendes très explicites: l’affaire Boulanger (Arch. N°65) dans "Le Figaro" (1889), l’alliance franco-russe (Arch. N°71) dans "Le Petit Journal" (1892), ou l’affaire Dreyfus (Arch. N°558) dans "L’Aurore" (1898).
Ces usages satiriques se poursuivent pendant la Première guerre mondiale, puis dans l’entre-deuxguerres, à un moment où la place du dessinateur de presse commence à s’institutionnaliser. En 1917, rendu infirme par les combats, Gus Bofa dessine un "Jeu de la tranchée" (Arch. N°2021) pour les poilus lecteurs de "La Baïonnette" dont il est un collaborateur régulier. En 1934, Lucien Boucher dessine pour "La Lessive" un "Jeu de l’escargot ou de la justice" qui pointe les lenteurs de la justice dans l’affaire Stavisky. L’habitude ne se perd pas après la Seconde guerre mondiale, comme le montre le jeu paru dans "L’Humanité" en 1949, hostile au général de Gaulle et au plan Marshall.
À côté de ces usages politiques, beaucoup de titres imaginent des jeux thématiques, proches de leur ligne éditoriale: "Comoedia" offre en 1913 un "Jeu du Tutu" (Arch. N°1113.) illustré de portraits d’artistes et de danseurs célèbres de l’époque, "Elle" propose en 1949 un jeu de l’oie consacré au cinéma, où le dessin est remplacé – fait nouveau – par la photographie. La presse féminine n’est pas en reste, avec des jeux inspirés du quotidien d’une femme moderne ou de la vie d’un couple, comme dans "Marie-Claire" (1938, Arch. N°33) ou "Marie-France" (1946).Ces jeux sont offerts aux lecteurs ou vendus moyennant un petit supplément, souvent à l’occasion des fêtes de Noël. En décembre 1928, "Le Dimanche-Illustré" propose le "Jeu du pingouin" (Arch. N°37) d’Alain Saint-Ogan, le père de Zig et Puce. Le "Jeu de la Perme" (Arch. N°1668) dessiné par Raoul Guérin accompagne le numéro du 29 décembre 1939 du "Journal". En décembre 1948, Raymond Peynet dessine pour "Marie-France" un "Jeu des Bergers et des Mages", au moment où l’artiste Jean-Albert Carlotti crée pour "Arts" un "Jeu de l’oie pour jouer la nuit de Noël".
(Emmanuelle Chapron, Pierre-Marie Delpu in "Jeu de l'oie: Histoire et métamorphoses")

Exhibitions
- "Jeu, jouet et politique", Ville de Poissy, Musée du Jouet, 1982.
- "Jeu de l'oie: Histoire et métamorphoses". Exposition virtuelle. Festival des Sciences de la Société et des Arts organisé par l'Université d'Aix-Marseille du 9 Mai au 22 Juin 2019 (réalisée par Abdelmajid Arrif).


bibliografia: 1) GRAND-CARTERET, John: "Les Mœurs et la caricature en France", Paris, Librairie illustrée, 1888, p. 599-600.
2) VIRMAITRE, Charles: "Paris-Canard", Paris, Savine, 1888, p. 190-191.
3) ALLEMAGNE, Henry-René D’ : "Le noble jeu de l’oie en France, de 1640 à 1950", Ed. Grund, pag. 215, Parigi 1950.
4) JONES, Philippe: "La presse satirique illustrée entre 1860 et 1890", Études de presse, vol. VIII, no 14, 1956, p. 104.
5) CHAPRON, Emmanuelle et Alii: "Jeu de l'oie: Histoire et métamorphoses". Exposition virtuelle. Festival des Sciences de la Société et des Arts organisé par l'Université d'Aix-Marseille du 9 Mai au 22 Juin 2019 (réalisée par Abdelmajid Arrif), 2021.

 
 
   
 
   
 
   

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